L’homme, sa part féminine et le courage d’être vrai.

Et si le patriarcat n’avait pas seulement blessé les femmes mais aussi amputé les hommes de leur part féminine ?

À croire que le patriarcat et le modèle viril traditionnel n’enfanterait pas exclusivement des hommes dénués de sensibilité, de tendresse, d’ouverture et de vulnérabilité, mais aussi — et surtout — extirpent cette part de féminité en eux. Pas facile pour certains d’entendre qu’une part féminine sommeille en eux. Comme si la virilité était mise à mal, puisque rien ne doit faire vaciller l’homme fort, puissant et impassible.

Toute cette dimension dissonante et cette atmosphère lourde, jonchée d’injonctions, me poussent à vous parler d’Univocité. Plus précisément, là où le féminin (chez l’homme) doit être réconcilié et assumé.

Il y a parfois ces tiraillements entre ce dogme patriarcal induit et l’évolution du principe masculin, qui pousse certains à s’individualiser en conscience.

Agir avec force ne veut pas dire agir avec domination ; la fermeté ne rime pas avec rigidité, et la confiance ne rime pas non plus avec froideur.

Or, l’univocité nous invite à accepter le revers d’une seule et même pièce, d’un seul et même souffle : le masculin et le féminin. Il ne s’agit pas d’édulcorer le masculin ni même de fusionner avec le féminin, mais de renouer ces deux pôles qui n’existent pas l’un sans l’autre.

Exister en homme avec une sensibilité, une tendresse, un sens du partage et une écoute. Car être à l’écoute, c’est aussi pouvoir sentir cette vulnérabilité sensible aux émotions qui nous traversent.

Malheureusement, plus la dissonance sera forte, plus la crise identitaire sera abrupte. Plus les contradictions entre les apprentissages et les ressentis se creusent, plus la souffrance sera vive.

C’est souvent lors d’une cassure que la cuirasse du « mâle » se fissure. Un deuil, une séparation, un échec, une perte, un enfant, une femme qui lui résiste… sont des rencontres à l’impossible maîtrise qui permettent un point de bascule du masculin en crise.

« Je ne peux plus être cet homme qu’on m’a appris à être, mais je ne sais pas encore être celui que je suis. »

Les injonctions telles que « un homme ne pleure pas » ou « tu dois être fort pour être un homme » n’ont plus leur place.

Il y a peu à peu un désir de reconnaître que cette part féminine fait partie et est constitutive de son humanité. L’univocité nous invite à réfléchir avec et non à penser contre. Assumer ce féminin, c’est rester dans un doux équilibre qui ne risque pas le point de bascule.

En séance, chaque individu, et chaque homme, peut se retrouver soi et réconcilier son féminin. Sa part de vulnérabilité offre un espace fertile pour découvrir son lieu de vérité.

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